L’Atlas des localités de Suisse continue de s’enrichir. Une étape importante vient d’être franchie : le canton de Vaud est désormais presque entièrement couvert pour les sobriquets communaux. Ce travail de collecte permet d’observer des tendances intéressantes et parfois très amusantes. Mais l’Atlas ne s’arrête pas là : l’objectif est maintenant de compléter les autres cantons romands. Pour cela, vos contributions sont précieuses. Si vous connaissez un sobriquet local, une anecdote ou une tradition liée à votre commune, n’hésitez pas à la partager.
Les sobriquets font partie du folklore local : ils circulaient autrefois entre villages voisins, souvent avec humour, parfois avec une pointe de moquerie. Le canton de Vaud compte à ce jour 300 communes, nombreuses sont des communes fusionnées. Une quarantaine de communes n’ont pas de sobriquet connu. Dans certains cas, il n’en a peut-être jamais existé. Dans d’autres, il s’agit simplement d’une tradition orale oubliée ou mal documentée.
Des sobriquets souvent liés à la vie quotidienne
La majorité des sobriquets vaudois font référence à des animaux, des habitudes alimentaires ou des activités locales. On trouve par exemple des villages associés aux escargots, aux grenouilles, aux brebis, aux renards ou encore à des métiers traditionnels. Ces surnoms étaient souvent attribués par les villages voisins et reflétaient une particularité locale, réelle ou supposée.
Certains sobriquets sont particulièrement savoureux. Ils évoquent parfois une petite manie collective, une réputation culinaire ou un trait de caractère attribué aux habitants. Dans la tradition vaudoise, on rencontre par exemple des « mangeurs de ceci » ou des « chasseurs de cela ». Ce type de surnom rappelle qu’autrefois, les villages vivaient dans un réseau de rivalités amicales où l’on se taquinait volontiers.
…et ceux que l’on préférerait oublier
Tous les sobriquets ne sont pas flatteurs. Certains sont clairement moqueurs, voire un peu piquants. Ils pouvaient évoquer la pauvreté d’un village, une réputation de paresse, ou une particularité locale devenue sujet de plaisanterie. Ils restent néanmoins un témoignage précieux de la culture populaire et des relations entre villages. A Aubonne, on trouve les Tourne-truie avec une variante à Mont-la-Ville avec les Sonne-truies. Les Vauriens sont à Champvent et à Croy, ce sont les Bouilleurs de chats. On vous laisse découvrir la liste vaudoise !
Un projet ouvert aux contributions
L’Atlas des localités ne peut pas être complet sans l’aide des habitants.
Les sobriquets sont souvent transmis oralement : ils figurent rarement dans les documents officiels. Les archives locales, les sociétés historiques ou simplement la mémoire des habitants peuvent donc jouer un rôle essentiel. Si vous connaissez un sobriquet dans votre région, vous pouvez contribuer à enrichir cette base de données et préserver un petit morceau du patrimoine local. L’Atlas ne se limite aux sobriquets, vous pouvez partager vos bonnes adresses, décrire le patrimoine de votre village, parler des spécialités culinaires… Visez votre commune, et cliquez sur le lien de contribution !
PS: on vient de me signaler un article du 24 heures, sur le même thème… l’article offre également une carte avec en sus le sobriquet en patois.
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