Le réseau 2G a totalement disparu au début 2023 et la 3G est sur le point de suivre le même chemin: les premières annonces évoquent la fin de la 3G en Suisse pour fin 2025 déjà. Ces technologies, qui ont accompagné le développement du mobile pendant des années, laissent place aux réseaux plus rapides comme la 4G et la 5G. Mais concrètement, qu’est-ce que cela change pour vous ? Et faut-il s’inquiéter ?
Pourquoi ces réseaux disparaissent
Les réseaux mobiles ont une capacité limitée. Pour faire de la place aux nouvelles générations plus rapides et plus efficaces, les opérateurs doivent libérer des fréquences. La 2G (apparue dans les années 1990) et la 3G (au début des années 2000) offrent des débits très faibles, désormais inutiles pour la majorité des usages modernes. Le problème principal est que maintenir ces anciennes technologies coûte cher pour assez peu d’utilisateurs.
Résultat : elles sont progressivement abandonnées. En Suisse, la 2G est déjà hors service chez tous les opérateurs. La 3G est encore disponible, mais plus pour longtemps.
Si vous utilisez un téléphone mobile récent, vous n’avez rien à craindre. Mais si vous possédez un vieux modèle, même parfaitement fonctionnel, il risque tout simplement de ne plus capter aucun réseau dans les prochains mois.
À quoi faut-il penser ?
Avant tout, vérifiez que votre téléphone est compatible 4G au minimum. Attention : certains anciens smartphones peuvent capter la 4G pour internet, mais utilisent le réseau 3G pour les appels vocaux. Si votre appareil ne connaît pas la norme VoLTE, il ne pourra plus passer d’appels lorsque la 3G sera désactivée.
Chez Apple, la norme VoLTE est disponible à partir de l’iPhone 6. Chez Samsung, la série débute avec les Galaxy Note 8, les S7 et A02s. N’oubliez pas que si un iPhone 6 peut passer des appels sur les réseaux mobiles actuels, il ne peut plus être mis à jour: exit donc la possibilité d’installer certaines applications devenues indispensables, comme Whatsapp par exemple !
Quels appareils sont concernés ?
Ce changement touche surtout les anciens téléphones qui ne sont pas compatibles 4G ou 5G, de vieux objets connectés comme les systèmes d’alarme, des montres GPS, des trackers, des systèmes de communication pour ascenseurs, des portails, des caméras de surveillance, mais aussi des équipements industriels ou agricoles encore connectés en 3G.
Plus embêtant encore, puisqu’on parle ici de risques pour la santé des personnes, n’oubliez pas de contrôler les équipements mobiles qui accompagneront (ou accompagnent déjà) vos aînés dans la prévention des chutes: il arrive fréquemment qu’un appareil de ce type traine dans un tiroir chez un proche et qu’on le ressorte pour le donner plus loin. Certaines installations ne sont pas liées à une centrale d’alarme mais appellent automatiquement une liste de personnes enregistrées au préalable.

